Le Conservatoire du littoral, membre du Consortium Méditerranéen pour la Biodiversité, a réalisé en avril 2026 une mission de suivi des activités soutenues par le projet RESCOM dans le Parc National de Khenifiss (PNK) au Maroc, en partenariat...
Lire plusPrincipales caractéristiques
Le Parc National de Khenifiss se trouve à 200km au nord de la ville de Laâyoune, entre les villes de Tan Tan et de Tarfaya et s’étends sur une superficie de 185 000 hectares sur trois types d’écosystèmes riches et importants : l’océan, une lagune (Lagune de Naïla) et le désert. On observe également sur le territoire du parc plusieurs oueds, ou encore des « Sebkhat » utilisées pour la production de sel. Le cœur du parc se situe au niveau de la lagune de Naïla,
classée en zone protégées au niveau national. La lagune est également classée Ramsar depuis 1980. Cet espace accueille en effet de très nombreux oiseaux migrateurs par an (211 espèces) dont 3 espèces d’importance mondiale : le Tadorne Casarca, la Sarcelle marbrée et le Goéland d’Audoin. C’est également ici qu’a été observée, pour la première fois depuis 50 ans au Royaume du Maroc, une nidification de flamants roses en 2022.
Menaces et pressions principales
Concernant les usages, on observe une pression assez faible au niveau de la lagune :
- 11 pêcheurs
- Une présence saisonnière de camping-car (200 à 300) regroupés au niveau d’une zone de parking présente à l’entrée du parc essentiellement entre décembre et mars.
- La nidification de flamants roses observée en 2022 n’a pas été un succès, du fait de hausses du niveau de la mer ayant noyé les nids, ainsi que la prédation de différentes espèces de mammifères sur les œufs et les poussins.
A propos du projet
RESCOM accompagne la volonté des gestionnaires et des acteurs locaux de renforcer l’attractivité du Parc National et d’y développer des activités écotouristiques bénéfiques aux communautés locales permettant de mieux encore justifier la préservation des espèces. Le projet appuie par ailleurs la mise en œuvre d’opérations de restauration écologique afin d’encourager le retour des flamants roses sur la zone de nidification et d’assurer la réussite de leur reproduction.
Afin de répondre à ces objectifs, différentes activités sont mises en place :
- Une étude paysagère afin de proposer un réaménagement de la porte d’entrée du Parc National, se situant au niveau de la lagune de Naïla ;
- Une proposition d’aménagement du centre d’accueil, permettant d’actualiser et de moderniser ce dernier afin d’y améliorer l’accueil du public ;
- Une étude de développement écotouristique vise à définir, mettre en place et parfaire quelques produits écotouristiques en accord avec les acteurs locaux, et appuyer le parc en termes de communication et de promotion ;
- Les études hydrologique et écologiques permettant la création d’îlots artificiels conçus pour favoriser le retour des flamants roses (et autres oiseaux nicheurs) et la réussite de la nidification.
Le parc de Khenifiss est riche d’écosystèmes marins, lagunaires et terrestres, offrant ainsi une riche biodiversité notamment ornithologique, mais également une grande diversité de paysages. L’ensemble de ces milieux sont intégrés dans les différentes activités soutenues par RESCOM, à travers notamment les diverses activités écotouristiques développées avec les acteurs économiques du territoire comme les pêcheurs ou les opérateurs touristiques (répondant aux enjeux socio-économiques, valorisant l’avifaune, la faune marine mais aussi l’arrière-pays désertique et la culture locale).
RESCOM vise à renforcer le rôle socio-économique du parc National de Khenifiss pour les populations locales et les professionnels, agissant sur et autour de l’espace naturel (pêcheurs, exploitants de sels, restaurateurs et hébergeurs proches etc.). Au travers des activités socio-économiques, c’est la population locale, nationale et internationale qui pourra être sensibilisée et informée sur différents sujets de préservation de l’environnement, ou encore de la biodiversité terrestre et marine. La création d’îlots artificiels vise à contribuer directement au soutien de la biodiversité, en favorisant le retour de la nidification du Flamant rose au Royaume du Maroc.
Afin de suivre les résultats, des indicateurs de suivis touristiques ont déjà été mis en place (nombre de touristes, origine, activités réalisées, prix payés etc.), et des suivis ornithologiques futurs permettront d’observer l’impact de la création des îlots artificiels sur la reproduction des flamants.
Actualités
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